Petit mot au gros Gégé.

16 décembre 2012

Mon gros Gégé,

Voilà que tu nous quittes ! C’en est trop, dis-tu, de cet État qui te prend tout tes sous gagnés bravement à la sueur de ton front. C’en est trop des impôts à gogo, c’en est trop de cette fiscalité qui t’empêche l’outrance outrancière. 
Alors, c’est décidé : tu t’en vas ! Et puisqu’on te dit que cette décision est minable, tu rends passeport et carte vitale. Pourtant, c’est vrai : quelle bassesse, quelle avarice, quel soudain désamour de la vinasse et des bons from’tons te fait quitter l’hexagone ?!

Je me dis que c’est vrai, tu es peut-être tombé en amour du plat pays ? La Belgique, tu l’aimes tant. Soit.
Mais alors, “une question me taraude” : si la France t’ennuie tant, et qu’elle n’est plus que source d’ennuis, ne devrais-tu pas cesser de tourner avec des réalisateurs français ? Il faudrait que ton nom disparaisse de tous ces films, aux qualités et bénéfices financiers variables (et souvent inversement proportionnés). Il faudrait que tu cesses de tourner en France, que tes films ne soient plus vus par les français qui déboursent en moyenne 10€ pour voir un film, et remplir remplir remplir tes comptes… Oui, c’en est définitivement fini de la France. Alors, ton pécule “bleu blanc rouge” s’estompera, tu verras. Et là, tu n’auras plus rien à voir avec la France…
Mais alors, depuis ta Belgique, peut-être – si l’égoïsme te quitte – viendras-tu à regretter cette carte vitale qui jamais, dis-tu, ne te servait…? Tu le regretteras sûrement, cet État de droit social. Et tu verras, tu as eu tort de ne pas t’en servir de ta carte verte : elle permet, par exemple, de consulter un diététicien et de lutter assez efficacement contre l’alcoolisme.

Petit Gégé, on retient ta meilleure réplique, et on l’applique à ta bêtise : “C’est un pic. C’est un cap… que dis-je, un cap ? C’est une péninsule! »

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